26 octobre 2011

Za9zou9


Suis-je débile?! Suis-je con?!


Parce que je ne comprends plus rien...


D'un côté je vois des jeunes prometteurs qui se font des Startup et bossent tout un weekend pour créer des emplois, de l'autre je vois d'autres qui refusent même d'aller aux universités, sans parler des chômeurs qui posent des conditions quant à leur recrutement et qui se font porter leurs diplôme au bureau de l'emploi par leur maman chérie.


Une chose est sûre, la Tunisie est loin d'être homogène, et ne le sera jamais, il y aura toujours des intelligents, des moins intelligents, des travailleurs, des fainéants, des pacifistes, des extrémistes, des beaux parleurs, des incompétents de la com... et cette Com, la Communication!!! c'est ce que criait un de mes profs de Français durant les premières séances de l'année, et maintenant je comprends le pourquoi de la redondance de ce mot dans ses discours, la raison de consacrer 4 séance rien qu'à parler de ce mot et à philosopher à son propos... Et je me dis, si seulement tous les profs insistaient comme lui sur ce terme, on serait peut-être dans une toute autre situation dans le pays de la révolution du jasmin, oups je voulais dire dignité!


Et donc cette diversité humaine engendre nécessairement une diversité d'opinion, et c'est à celui qui maîtrisera le plus la communication que reviendront les honneurs et le leadership, parce que le peuple est à majorité influençable, ils suivront le plus attirant des messages, le plus conformiste des appels, et c'est ce qu'on a vu à travers les manifestations en Tunisie, les pages Facebook sont devenues tout d'un coup le guide suprême de la Révolution, et dès qu'une des pages lance un appel, le peuple suit... Qui a raison?! Qui a tord?! c'est une autre paire de manche!


Mais là on assiste à un matraquage médiatique Facebookien (oui la Tunisie a crée une nouvelle forme de Communication de masse) une communication qui pousse la masse à penser pareils sans même réfléchir, et à adopter des arguments et des propos auxquels ils n'ont jamais réfléchis, moyennant un support numérique facilement intoxiquable (intox) et aisément manipulable. Alors qui croire dans cette folie?!


Retour à la case départ...




écrit le 25 Février 2011

La politique, ça s'apprend!

Bonjour,
ça fait un bon moment que je n'ai rien rédigé, peut-être par dégoût, peut-être par préoccupation, je ne sais pas... En tout cas, maintenant, je reprends.
Pour commencer, je suis contre Nahda, je suis contre leur idéologie, et voilà qui est dit, inutile de répéter ça et d'insister là-dessus, ça ne fera que de la pub gratuite.
Maintenant, je suis pour qui, je ne sais pas, comme la plupart des progressistes, je suis juste anti Nahda, et à mon  humble avis, c'est ce qui a fait que la Nahda l'emporte.
Je m'explique : A part le CPR et Hamma Hammemi qui sont restés chacun sur son discours, et ont su éviter toutes les provocations, tous les autres ont joué sur la peur, Nahda a joué sur la peur du bon Dieu, les autres progressistes se sont concentré sur la peur de Nahda...Du coup, une pub gratos, et si on y ajoute son argument religieux, la peur de Dieu, sans oublier les justiciers qui défendent les "victimes" et prennent leur partie, ça donne une équation parfaite qui a une unique solution : La victoire écrasante du parti islamiste.

L'union fait la force, Nahda était unie et bien organisée, par contre, nous autres progressistes modernistes, nous n'étions unis que sur l'objectif, à savoir ne pas voir Nahda au pouvoir, mais nous n'avions aucune organisation au vrai sens du terme, aucune structuration commune, même pas une compagne de communication digne de ce nom. En plus, la grave erreur que de baser tous nos discours sur "Nahda bech ta3mil"...

Oui, Nous sommes immatures politiquement, Oui c'est normal de l'être. Nous n'avions pas su véhiculer nos idées vers le peuple, nous étions comme ces profs qui ont tout plein de doctorats mais ne savent pas enseigner, et ne veulent surtout pas admettre ce fait juste par dogmatisme et trop grande estime de soi.
Cela dit, nous avons à peine 9 mois de conscience politique, il nous reste une longue route à parcourir, mais la 1ère chose à faire, c'est de ne plus tomber dans ce jeu des provocations, cette politique de la peur et de la diffamation, et apprendre de quelqu'un comme Marzouki la vraie maturité politique.

Quand aux progressistes modernistes, ne nous inquiétons pas, la Nahda a eu toutes les conditions favorables pour avoir ce score incroyable, dites-vous que c'est son summum surtout avec le taux élevé de voix inutiles. Une remise en cause de tout le monde fera l'équilibre dans les prochaines élections.

29 mars 2011

On serait encore un peuple con...?!

Bonjour à tous,
Comme le beau monde le sait, la révolution Tunisienne a surpris le monde, a été le catalyseur des révolutions arabes, a instauré un nouveau schéma géopolitique et Bla Bla Bla...
Bein ce qui est sûr c'est que la Tunisie a fait de l'effet autour d'elle, sauf que certains Tunisiens semblent oublier que la révolution c'était avant tout en Tunisie et non pas ailleurs... Pour certains, on serait encore un peuple con qui se préoccupe de ce qui l'entoure sans se soucier de ses propres problèmes.
Pour ceux qui ne l'auraient pas encore compris, je parle de ce gouvernement de transition, de "Si" Béji Caïd Sebssi qui se croit encore à l'époque des Caïds et des figures influentes, qu'au moyen d'un discours éloquent, d'un charisme Bourguibien et d'une façon posée d'aborder les conversations publiques, on se permet tout en retour.
Rappelons que ce culte de la personnalité a été banni par cette révolution rien que par le fait qu'elle n'a eu aucun leader et n'en aura pas un.
J'étais plus ou moins retissent quant à un 3ème Sit-in à la Kasbah (qui appelait à juger immédiatement toutes les figures de l'ancien régime entre autres revendications) parce que je donnais encore le bénéfice du doute au vieux ministre expérimenté, à sa sagesse et à son bon sens. Et à la surprise générale, au lieu d'essayer de s'ouvrir à ce peuple qui essaie de l’accueillir malgré son passé poisseux (voilà un article que j'ai trouvé qui donne un petit aperçu sur ce passé) il préfère changer son ministre de l'intérieur M.Rajhi (parmi les rares qui faisaient l'unanimité) par Habib Essid (l'une des figures de l'ancien régime, son CV est plus que rempli par des apparitions dans le gouvernement Tunisien Benalien), arrête la page Facebook parlant au nom du Premier Ministère signant ainsi l'arrêt de la politique d'ouverture, sans parler des interventions musclées contre les manifestants, les interpellations aléatoires des Facebookeurs nous rappelant ainsi l'époque du Ma5lou3.
Alors on serait un peuple de con selon notre premier ministre?! A-t-il oublié les les revendications du Sit-in de la Kasbah 1?! Ou peut-être croit-il que le peuple aurait oublié ses  propres revendications?! Ou était-il distrait par d'autres préoccupations plus importantes que son pays?!

à méditer...


13 mars 2011

Le 14 Janvier 2011,le jour du destin par Borhane Belkhiria, dimanche 13 mars 2011, 20:58

Le 14 Janvier 2011,le jour du destin

par Borhane Belkhiria, dimanche 13 mars 2011, 20:58
Ben Alı ne devaıs pas partır,c'est son fıls quı ne voulaıs pas le lacher,ıl se retourne vers Sarıatı et luı dıt qu'ıl va accompagner sa famılle a Jeddah et qu'ıl revıent. Sarıatı renvoı l'escadron de securıte presıdentıel quı a escorte Zaba,et leur demande de regagner le palaıs,le chef de cet escadron est le colonel Samı Sık Salem.
Sarıatı reste sur place dans le salon d'honneur avec Ghazoua Ben alı,son marı Slım et son fıls Skander.(Ils attendent le C130 quı doıt les evacuer),C'est alors qu'ıl est arrete a 17h55 sur ordre de Grıra sans qu'ıl ne sache pourquoı.Sarıatı n'opposera aucune resıstance et demande a passer un coup de fıl a sa femme pour l'ınformer qu'ıl est aux maıns de l'armee et qu'elle ne doıt pas s'ınqıete(ıl est 18h00).A partır de ce moment la,Sarıatı n'est plus joıgnable!!(La suıte dans un quart d' heure)
Dans l'avıon Zaba essaye de joındre Sarıatı sans succes ınquıet ıl appelle alors Grıra et luı dıt contraırement a ce que Grıra avance son ıntentıon d'accompagner sa famılle a Jeddah et de rentrer le soır meme ou le lendemaın (la communıcatıon est enregıstree sur L'avıon),et ıl emploı meme le terme :Yaıech ouldı en parlant a Grıra.
A Carthage Samı Sık Salem essaye luı aussı de joındre son chef (Sarıatı) sans succes,l'ınformatıon de son arrestatıon leur parvıendra aınsı qu'a ses chefs dırects:les colonels:Hattab,Zalleg et Gasmı.Ils redoutent un coup d'etat mıltaıre et decıdent comme ıls sont entraıne a Le faıre d'applıquer la procedure en cas de vacance temporaıre du pouvoır!
Le Colonel Samı Sık Salem appel alors a partır du standard du palaıs de Carthage :Ghannouchı,Mebazaa et Kallel,et les convoquent (je pese mes mots, les communıcatıons sont aussı enregıstrees) a assumer leur devoır envers la patrıe (la suıte vous la connaıssez).

23h heure ,le GSM de Nebil Chettaoui n'arrete pas de sonner,c'est Mahmoud Cheikhrouhou le pilote de l'avion presidentiel qui appelle.Chettaoui hesite a decrocher sachant d'avance ce dont veut lui parler Cheikhrouhou,Finalement il decroche, Cheikhrouhou qui vient de regarder Jazeera demande des instructions,surtout que Ben Ali qui a ete accueilli a sa descente d'avion comme un chef d'etat ne semble pas se douter de ce qui s'est passe.

Chettaoui informe Cheikhrouhou,qu'il va en referer en haut lieu et qu'il va le rappeler.Chettaoui appelle alors Ghannouchi sur son portable pour lui demander si on rapatrie l'avion ou pas,stt que Ben Ali a dit a l'equipage d'aller se reposer car il comptait rentrer a Tunis le lendemain. Ghannouchi une fois informe par Chettaoui de la situation lui dit qu'il est en conclave avec plusieurs personne (hanna malmoumine) et qu'il va lui passer le ministre de la defense ridha Grira.

Grira dira a Chettaoui: l'armee est legaliste,nous sommes tous legalistes, s'il rentre on sera oblige de le defendre et il y aura au moins 20000 mort! Moi je suis d'avis qu'il ne rentre pas et ceux qui sont ici le pensent aussi (en fait autour de la table au ministere de l'interieur il y avait Ghannouchi,Grira,Friaa,Mor
jane,les trois chefs d'etats majors,le Directeur general de la securite militaire,l'inspecteur general des forces armees, le Directeur general de la surete nationale et le directeur general commandant de la garde nationale) et il lui repasse Ghannouchi ,ce dernier lui dit de suivre les intructions de Grira et qu'ils allaient appeler Ben Ali pour l'informer de leur decision.

Chettaoui rappelle Cheikhrouhou et lui dit de rentrer immediatement sans Zaba,Cheikhrouhou envoi le mecano recuperer leurs passeports a toute vitesse chez la police des frontieres (car ils devaient passer la nuit au Hilton),pretextant un retour precipite,l'avion demande l'autorisation de decoller et arrive a Tunis aux aurores.

Entre temps le pauvre Ghannouchi, pas encore remis de ses emotions de la soiree stt qu'il a ete malmener ainsi que Mebazaa et Kallel par le colonel Sik Salem (d'ailleur ce dernier ecopera le lendemain de 15 j d'arret de rigueur a la caserne de Bab Saadoun, avant d'etre eloigne de la garde presidentielle et reintegre dans son corps d'origine,la police).

Le pauvre Ghannouchi appelle devant tous l'auditoire Ben Ali,stt que ce dernier ne cesse de contacter en vain tous les ministres , Ben Ali decroche et demande dans un language fleuri dont il a le secret,ce qui se passe,Ghannouchi tremblottant et la voix chevrottante lui dit:" a7na lkolna malmoumine,wa roujou3ek Ghair marghoub fih" S'en suit alors un flot d'injures et de menaces immondes qui oblige l'assistance a raccrocher.

Zaba essayera plusieurs fois de contacter Ghannouchi et certains ministres sans succes.il parviendra qq jours plus tard a contacter Larbi Nasra esperant passer en live sur Hannibal, mais la communication a ete interceptee le signal de la chaine brutalement coupe et Nasra embastille puis relache le lendemain apres avoir jure ses bons dieux qu'il ne comptait nullement le passer a l'antenne.La suite vous la conaissez!! Bonne nuit mes amis!!!

NB:Toutes les ınformatıons je les detıens de temoıns dırectes.Un seul constat: Dıeu a etendu sa maın protectrıce sur la Tunısıe ce jour la

par Borhane Belkhiria, dimanche 13 mars 2011, 20:58

22 janvier 2011

Overdose Facebookienne


Nous assistons ces derniers jours à toutes sortes de bizarreries sur le Facebook Tunisien... Entre les statuts moqueurs sur les politiques et la révolutions, passant par le jeu des numéros où chacun envoie un numéro et voit ce que l'autre pense de lui via un statut, arrivant au jeu des mois pour les filles, celui des marques pour les mecs, pour dire en langage codé ses sentiments... Tout ce mélange nous a engendré un bon bouilli fétide dans un fil d'actualité déjà surchargé par le flux incessant d'informations traitant de la révolution dite du jasmin, ses répercutions et ses horizons...
Et si on revenait à la source de ce désastre Facebookien, Facebook étant le catalyseur de la révolution est devenu une sorte de drogue électronique à une jeunesse à laquelle on a enlevé, via un état d'alerte qui n'a que trop duré, les cafés, les boites, le foot, le théâtre, les terrains de sport, le footing nocturne et j'en passe... Chose qui a fini au bout d'une semaine par provoquer une sorte de coma cérébrale chez les Facebookeurs les plus saugrenus et les a poussé malgré eux à lancer des jeux d'ados... certains parlent de "Taballoud Théhni", d'autres parlent d'Overdose Facebookienne...
Le Remède parait évident, mais le dilemme de la sécurité dans nos rues reste d'actualité, alors entre temps, apprenons à nous cultiver politiquement, apprenons à ne publier qu'une information de source sûre et ramenons le calme sur nos pages Facebook afin de commencer à construire une nouvelle Tunisie.

03 janvier 2011

Saoussen Mâalej face aux intégristes de Facebook

Une analyse intéressante trouvée sur Buisness News et relayée par matunisie.com :

Pour la deuxième fois en moins d'un an, la comédienne tunisienne Saoussen Mâalej se débrouille pour être au centre de la polémique. Du scandale, diront certains.
La première fois, elle a eu le malheur d'ajouter 50 cm sous le pantalon de son sketch à peine salace, cette fois elle s'est permis de parler, dans une interview accordée à Tunivisions du bon Dieu ou, plutôt, de son interprétation de ses lois. 
Comme tout un chacun sait, les lois du bon Dieu sont nombreuses. Hélas, le nombre de ces lois reste infinitésimal comparé au nombre des interprétations qu'on en fait. 
Toujours est-il que certains interprètes, auto-érigés en avocats du Bon Dieu, pensent que certaines de nos femmes n'ont pas à parler des lois divines car, disent-ils, elles ne sont ni outillées ni cultivées pour cela. 

Sous nos cieux de cette vaste terre arabo-islamique, un analphabète, incapable de rédiger son propre nom correctement, se croit plus cultivé qu'une universitaire. Et il le crie sur tous les toits. 
Sous nos cieux de cette vaste terre arabo-islamique, le nombre des analphabètes est largement supérieur au nombre des universitaires. Selon les chiffres officiels de l'Alecso, 30% des Arabes sont analphabètes. 47,5 % des femmes arabes ne savent ni lire ni écrire. 
Sous nos cieux de cette vaste terre arabo-islamique, de sociétés patriarcales et machistes, les femmes n'ont pas droit de parole, fussent-elles des universitaires chevronnées. 
De cette vaste terre arabo-islamique, un petit pays fait de la résistance à l'ignorance et s'oppose à l'occupant. Depuis la nuit des temps, de la Kahéna jusqu'à Olfa Youssef en passant par Aziza Othmana. 

Dans ce petit pays qu'est la Tunisie, l'interprétation de la religion est basée sur le bon sens et les principes pacifiques et d'ouverture de l'islam. Sur les principes de l'égalité et de la liberté des croyances religieuses de tout un chacun. Il s'agit là de nos traditions ancestrales en matière d'interprétation religieuse. 
Mais ce n'est pas l'avis de plusieurs analphabètes qui s'ignorent. C'est que nos analphabètes à nous savent lire et écrire et ce grâce aux principes d'ouverture et d'égalité des chances instaurés dans ce pays depuis son indépendance avec l'Éducation gratuite et obligatoire pour tous. C'est un modèle de société que nous avons choisi et que nous tenons à préserver. 
C'est ce modèle de société qu'a défendu Saoussen Mâalej dans son interview, comme beaucoup d'autres telle Olfa Youssef. Ce modèle de société déplait à nos analphabètes qui s'ignorent. Ils aimeraient adopter le modèle de société qu'ils observent sur plusieurs chaînes satellitaires intégristes du Golfe. Non seulement ils aimeraient adopter ce modèle, mais ils tiennent à ce que tout le monde l'adopte. De gré ou de force.

Malgré leur esprit rétrograde, et leur désir farouche d'épouser le salafisme (le retour à l'islam des origines), ils savent utiliser les technologies les plus modernes. Allez comprendre cette schizophrénie consistant à appeler à l'abandon de la modernité tout en utilisant Facebook. 
Dans leur interprétation de l'islam, à la manière salafiste ou intégriste, Saoussen Mâalej, Olfa Youssef ou encore Riyadh Zeghal sont des mécréantes méritant la mort. Ni plus ni moins ! On se croirait au Pakistan ou en Afghanistan ! Et ils n'hésitent pas à le crier haut et fort à travers des pages dédiées appelant au crime et la haine. A travers des photos personnelles et familiales sorties de leur contexte. A travers la violation des valeurs même de l'islam. 

Cela se passe en Tunisie, en 2010, et le nombre de ces intégristes de Facebook ne cesse d'augmenter. Et comme ils sont nombreux, ils réussissent à faire du bruit, à trouver des sympathisants, à semer le trouble dans un pays qui ne cherche qu'à vivre pacifiquement. 
Ce pays, fondé sur le bon sens, a toujours fonctionné sur ce principe : que l'on soit musulmans, athées, mécréants, juifs ou chrétiens, on est d'abord et avant tout des Tunisiens. La croyance religieuse est une affaire qui touche l'individu et son créateur et nul autre. 
Mais ce n'est pas l'avis de nos intégristes, car on est musulmans d'abord et c'est tout. Le reste n'a pas lieu d'exister, il s'agit d'inventions occidentales. 

A partir de ces interprétations rétrogrades, inventions purement orientales, le foulard est entré à l'école (chez les enseignantes !) sans que cela ne choque, l'intolérance a gagné la société sans qu'il n'y ait d'opposition et les menaces de mort ont trouvé place dans le paysage numérique tunisien, sans qu'il n'y ait de sanction. Une minorité ? Des paroles en l'air ? Peut-être. Ce que je sais, c'est que la décennie sanglante algérienne des années 90 a commencé avec ces menaces de mort ayant touché les comédiens, les universitaires, les journalistes. L'intelligentsia, selon les normes occidentales. Les incultes, selon les normes intégristes.

Aux dernières nouvelles, Saoussen Mâalej et Olfa Youssef ont déposé plainte contre un rappeur dont les tubes incitent clairement à la haine. Le même rappeur a nié son implication dans la campagne de Facebook et les menaces de mort. 
Un lâche ? Les intégristes ont cela de commun : la lâcheté. Ils n'ont jamais osé affronter leur pire ennemi, la gangrène qui les tue tous : cet analphabétisme et cette incapacité de comprendre l'essence même du texte islamique.


Source : Business-News.

Sommes-nous vraiment anonymes sur Internet?!


En ces temps de troubles sociaux en Tunisie, la communauté "Anonymous" a décidé d'entrer en cyber guerre contre le gouvernement tunisien en place, et s'est choisie comme ennemis celui que les tunisiens surnomme "Ammar 404". Nous nous demandons tous qui sont ses anonymes qui veulent aider le peuple tunisien, du moins c'est ce qu'ils prétendent faire, et sont-ils vraiment anonymes?!


Alors les "Anonymous" comme leur nom l'indique, sont des internautes couverts par l'anonymat de la toile qui poursuivent tous un seul but : garantir la liberté d'expression et d'information des citoyens du monde, et ont comme slogan : "Nous n'oublions pas, Nous ne pardonnons pas, Prenez garde!" (je sais c'est plus cool dit en anglais :p ).
Et donc ces "hacktivists" après les évènements de Sidi Bouzid et tout ce qui a suivi après en Tunisie entre censure et désinformation, ont décidé de s'attaquer à ce gouvernement et Ammar 404.
Plusieurs seraient attirés par un concept aussi sombre, aussi mystérieux, synonyme de révolte et de cyber activisme, mais est-ce qu'on est vraiment anonyme sur la toile?!


Les "Anonymous" Sont vraiment anonymes?!
Le temps où le piratage était une activité à une petite élite est désormais révolu. L'Outil utilisé dans les opérations "Anonymous" a montré que potentiellement n'importe qui de plus ou moins connaisseur, peut prendre part à une opération de cyber-attaque à partir de son propre ordinateur. 
Ce rapport n'a pas pour but d'enquêter et de définir la ligne entre le cyber-activisme et la cyber-criminalité, mais il est clair que ce jeu peut vous mettre dans une position juridiquement incertaine.

L'Outil garantit-il l'anonymat?

Dans un Lab-test effectué à l'Université de Twente aux Pays-Bas, l'Outil utilisé par les "Anonymous" a été dirigé pour attaquer une machine cible fictive et la cible a été équipée pour analyser le trafic entrant.
La première analyse a révélée que l'Outil ne contient pas de précautions pour masquer (cacher) l'origine de l'attaque. Cela signifie que l'adresse IP de l'attaquant est incluse dans les paquets envoyés à la victime.
Chose surprenante de trouver que les "Anonymous" sont si facile à se faire repérer surtout qu'au moyen d'un simple logiciel de changement d'adresse IP, ils auraient plus de chance d'être anonymes.
Et donc, à la base, pour un utilisateur non expert de l'Outil, c'est comme si il envoyait une lettre de menace avec une adresse de réponse.

Les données peuvent être récupérées?

La directive européenne sur "la conservation de données générées ou traitées dans connexion de la fourniture de services de communications électroniques ou de réseaux publics de communications"(directive 2006/24/CE) indique que, en tenant compte de la législation de la vie privée, la télécommunication de données doivent être "conservées pour des périodes d'au moins six mois et pas plus de deux ans à compter de la date de la communication". Ces données devraient être disponibles "dans le but de la recherche, la détection et la poursuite d'infractions graves".
Cela signifie que les données sont techniquement disponibles, mais seulement à la force publique dans le cas où ils en auraient besoin pour entreprendre une enquête.
Notre analyse a montré que les utilisateurs participant à des opérations anonymes peuvent être relativement faciles à retracer.
Tout d'abord, l'Outil ne fournit pas d’anonymat à ses utilisateurs. Deuxièmement, les opérateurs doivent se conformer à la politique de l'UE de conservation des données et de stockage des communications de données.

Conclusions:

  1. On n'est pas anonymes sur la toile, tout ce qu'on envoie contient notre adresse personnelle (IP), on pourrait surement brouiller les pistes en utilisant les serveurs comme Tor, mais cela reste toujours traçable.
  2. Le groupe "Anonymous" est une fausse appellation vu que l'Outil qu'ils utilisent dans leurs attaques ne fournit aucune structure de camouflage et s'est révélé facilement traçable.
  3. La Lois stipule que les données communiquées doivent être stockées dans les serveurs des opérateurs internet pour au moins 6 mois pour raisons d'investigation, alors les Hacktivists peuvent être tracés même après la fin de l'attaque.

Source : osnews.com